Portraits malicieux

Vraies fausses planches ornithographiques

Ma série de portraits d’oiseaux migrateurs présentée dans le cadre du Festival CARGO 2024

Dans mes images tout est factice sans que rien ne soit vraiment faux. Le processus d’imbrication d’images ne sert qu’une envie, celle d’une révérence à l’animal, celui qui émerveille, celui sur qui les sciences, la littérature, la peinture, la photographie, les films… se penchent souvent et justement sans jamais épuiser notre étonnement, celui qui surgit parfois face à nous et qui dans la fugacité d’un instant capte toute notre attention.
Les dessins des oiseaux migrateurs – issus de sources ornitho-iconographiques anciennes – décrivent les espèces avec la plus grande précision et les textes associés, qui dépeignent quelques oiseaux et leurs spécificités migratoires, sont rédigés à partir d’éléments puisés dans des publications encyclopédiques ou “savantes”. En ce sens tout est vrai.
Pourtant l’animal est fugace. Sauvage il échappe à toute représentation exacte puisque je suis autre. Alors j’ai préféré emprunter au nous, à nos imaginaires, à nos légendes populaires, nos références picturales et photographiques, nos cabinets de curiosités, nos rêves d’Icare pour le saluer et, en ce sens, rien n’est vraiment faux l’oiseau !